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Témoignage du Burkina - 8/11/2010

Je suis venue à l’homéo­pa­thie par curio­sité car après mes études de phar­ma­cie j’exer­çais comme phar­ma­cienne assis­tante dans une phar­ma­cie située au centre d’Ouagadougou capi­tale du Burkina. Cette phar­ma­cie est fré­quen­tée par les expa­triés occi­den­taux qui de par leur pra­ti­que de l’homéo­pa­thie me fai­saient des com­man­des de pro­duits homéo­pa­thi­ques en France et dès lors j’ai cher­ché à en savoir plus sur l’homéo­pa­thie.

C’est très vite devenu une pas­sion avec le sou­tien d’HSF qui nous a permis à moi et 9 autres méde­cins et infir­miers assis­tants de deve­nir des homéo­pa­thes après trois années d’excel­len­tes for­ma­tions. Je crois, sans exa­gé­ra­tion, que ça été pour moi la révé­la­tion d’une vie.

À la fin de la pre­mière année d’homéo­pa­thie c’est à dire dans les bal­bu­tie­ments, j’ai sous­trait ma mère à un trai­te­ment lourd de psy­chia­trie avec de mul­ti­ples effets secondai­res qu’elle sui­vait depuis 2007. Elle mène depuis, une vie de renais­sance. Quant à moi je me suis soi­gnée d’une colo­pa­thie fonc­tion­nelle aux mul­ti­ples contre-indi­ca­tions ali­men­tai­res pas­sant d’une crise dou­lou­reuse insup­por­ta­ble par mois, à zéro crise depuis 3 ans. Quel sou­la­ge­ment de pou­voir manger sans penser à ces crises de colo­pa­thie.

Ces cas sont légions dans notre pra­ti­que quo­ti­dienne. En juillet l’équipe de HSF (Paul Aubrée) était émerveillée par les témoi­gna­ges des patients soi­gnés par mes col­lè­gues et moi. Le plus inté­res­sant a été celui d’une petite fille de 7ans frap­pée de para­ly­sie géné­rale subite dés la ren­trée des clas­ses et qui devait subir une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale céré­brale, quand on connait le niveau du pla­teau tech­ni­que de nos hôpi­taux sur­tout pour ces inter­ven­tions déli­ca­tes je vous laisse devi­ner quelle aurait pu être la suite. Heureusement les parents n’avaient pas de moyens et se sont retour­nés vers un col­lè­gue homéo­pa­the et au bout de quel­ques semai­nes de trai­te­ment la petite a recom­mencé à mar­cher, quelle joie pour ses parents déses­pé­rés. Je peux donc conti­nuer la liste.....

C’est pour dire que l’homéo­pa­thie en plus de son effi­ca­cité sauve finan­ciè­re­ment car ce n’est un secret pour per­sonne qu’en Afrique on meurt sou­vent par manque de soins à cause d’un défi­cit de moyens finan­ciers. Tel aurait pu être le cas de cette petite fille.

Je vous sou­haite beau­coup de cou­rage pour former de plus en plus de per­son­nel de santé en Afrique pour le bon­heur des popu­la­tions.

Dr Traoré Edwige

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