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Lettre ouverte du SNPH aux fabricants - 23/03/2013

Devant la déci­sion économique de cer­tains labo­ra­toi­res homéo­pa­thi­ques de réduire dras­ti­que­ment le nombre de sou­ches, dilu­tions et formes dis­po­ni­bles, le SNPH, Syndicat National de la Pharmacie Homéopathique, a écrit une lettre ouverte aux fabri­cants :

Le SNPH col­lège offi­ci­nal demande aux labo­ra­toi­res homéo­pa­thi­ques fran­çais et notam­ment au pre­mier d’entre eux, de s’enga­ger à four­nir aux phar­ma­ciens d’offi­cine qui pré­pa­rent les sou­ches indis­pen­sa­bles à com­bler le vide créé par leur déci­sion d’en res­trein­dre la déli­vrance.

L’homéo­pa­thie est par défi­ni­tion une méde­cine indi­vi­dua­li­sée néces­si­tant un large éventail de sou­ches, de dilu­tions et de formes pour pou­voir s’adap­ter à tous les cas de figure qu’elle entend trai­ter.

Restreindre dras­ti­que­ment celles-ci revient à aller à l’encontre même des fon­de­ments de l’homéo­pa­thie et à entra­ver sa bonne pra­ti­que médi­cale.

Or, dans un futur proche, la France, pour­tant leader mon­dial de l’homéo­pa­thie, ne pro­po­sera plus qu’un nombre limité de sou­ches, formes et dilu­tions alors que l’obli­ga­tion d’avoir des enre­gis­tre­ments homéo­pa­thi­ques n’entraine pas auto­ma­ti­que­ment une res­tric­tion des dilu­tions et des formes des sou­ches concer­nées.

Seules des contin­gen­ces économiques pré­si­dent à ces res­tric­tions.

De plus, en 2013 cette économie de pro­duc­tion a entraîné une forte aug­men­ta­tion des prix des pré­pa­ra­tions magis­tra­les en sous-trai­tance se réper­cu­tant sur nos patients, aug­men­ta­tion certes dif­fi­cile à accep­ter en période de crise mais pour­tant jus­ti­fiée par les coûts de fabri­ca­tion. Les pré­pa­ra­tions homéo­pa­thi­ques sont donc via­bles économiquement.

Pour la bran­che offi­ci­nale du SNPH il semble éthique que toutes les dis­po­si­tions soient prises par les labo­ra­toi­res ins­ti­tu­tion­nels pour per­met­tre aux phar­ma­ciens qui en ont le savoir faire de com­bler le vide créé par leurs déci­sions et ainsi répon­dre aux deman­des des méde­cins et des patients face à l’appau­vris­se­ment des sou­ches.

Ces der­niè­res années, le Syndicat National de la Pharmacie Homéopathique a tou­jours défendu la pré­pa­ra­tion magis­trale et a lar­ge­ment contri­bué à l’adap­ta­tion du métier aux contrain­tes nor­ma­ti­ves actuel­les. C’est pré­ci­sé­ment pour­quoi les offi­ci­naux peu­vent répon­dre en toute sécu­rité à une demande que le leader du marché ne veut plus satis­faire.

Plus que jamais le phar­ma­cien d’offi­cine qui pré­pare l’homéo­pa­thie a son rôle à jouer. Mais pour cela il a besoin de la col­la­bo­ra­tion des labo­ra­toi­res ins­ti­tu­tion­nels pour l’obten­tion des sou­ches de base. Sans cette col­la­bo­ra­tion il lui sera impos­si­ble de rem­plir cette mis­sion indis­pen­sa­ble à la pra­ti­que d’une homéo­pa­thie de qua­lité.

C’est pour­quoi le SNPH col­lège offi­ci­nal demande aux labo­ra­toi­res homéo­pa­thi­ques fran­çais notam­ment au pre­mier d’entre eux, de s’enga­ger à four­nir aux phar­ma­ciens d’offi­cine qui pré­pa­rent ces sou­ches indis­pen­sa­bles. Faute de quoi ils por­te­ront seuls la res­pon­sa­bi­lité de l’appau­vris­se­ment de cette pra­ti­que et l’impos­si­bi­lité pour les patients d’avoir accès à leurs trai­te­ments.

Didier Le Bail Vice Président du SNPH col­lège offi­ci­nal

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