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HSF-Bénin, d’hier à aujourd’hui - 15/09/2010

Pays phare de la mis­sion d’HSF-France en Afrique de l’Ouest le Bénin mérite bien que l’on se penche quel­ques ins­tants sur son par­cours après 18 ans de par­tage d’un idéal commun SANTE POUR TOUS au moin­dre coût.

Premières étapes :

1991 : Rencontre à Montpellier de plus de 15 pays deman­deurs d’une ouver­ture sur la méde­cine homéo­pa­thi­que parce que non toxi­que, peu cou­teuse, res­pec­tueuse de l’homme et de l’envi­ron­ne­ment et qui serait à la portée des moins nantis. Monsieur le pro­fes­seur Amédomé du Togo, doyen de la Faculté des scien­ces de la Santé de Lomé et Cotonou, et grand sage, usant de son génie et de son cha­risme, se fera le porte parole en Afrique de la méde­cine homéo­pa­thie. C’est lui qui vient à Montpellier l’année sui­vante pour le même ras­sem­ble­ment.

1992 : La toute jeune doc­teur Gisèle Egounléty du Bénin a conquis l’audi­toire par sa pré­sen­ta­tion d’un projet de ramas­sage des ordu­res à Porto Novo. Engagée dans l’accès aux soins pour tous et l’auto­no­mie par l’étude des vertus thé­ra­peu­ti­ques des plan­tes afri­cai­nes, elle se lance rapi­de­ment dans la mise en appli­ca­tion de l’homéo­pa­thie après une pre­mière for­ma­tion d’une semaine.

1993 : Elle-même conquise par les résul­tats obte­nus, HSF rend pos­si­ble un voyage en France lui per­met­tant de venir pré­sen­ter ses pre­miers résul­tats à la faculté de méde­cine de Paris, où se tenait l’AG d’HSF. Un dépla­ce­ment en Lorraine lui permet de par­ti­ci­per à la créa­tion de EPAB (Échange et par­tage avec le Bénin) asso­cia­tion qui veut sou­te­nir un projet de lutte contre la mal­nu­tri­tion et qui per­met­tra, en lui assu­rant un salaire, de sou­te­nir jusqu’à main­te­nant encore, le tra­vail très effi­cace d’une auxi­liaire de santé Jeanne Affo ; la mis­sion de cette der­nière est d’aller de famille en famille plutôt néces­si­teu­ses, de détec­ter les cas de mal­nu­tri­tion et d’appor­ter des conseils nutri­tion­nels et du sou­tien. Après des années de ce tra­vail Jeanne Affo a rejoint main­te­nant le cursus d’ensei­gne­ment de l’homéo­pa­thie ajou­tant ainsi un atout de plus à ses com­pé­ten­ces.

1994 : De retour au pays, Gisèle cons­ti­tue une équipe au nom de laquelle elle adresse à HSF la demande d’un ensei­gne­ment suivi de l’Homéopathie.

Pour concré­ti­ser ce projet HSF France décro­che la pre­mière bourse de la Fondation Pierre Schmitt grand homéo­pa­the franco- suisse qui venait de décé­der en léguant sa for­tune à l’Homéopathie, puis la bourse Oscillococcinum décer­née par Jean Roy neveu de Joseph Roy l’inven­teur du célè­bre médi­ca­ment. Véritable enga­ge­ment et apos­to­lat : quelle femme en effet, aurait quitté la mater­nité - comme l’a fait Gisèle - quel­ques heures après la nais­sance de son enfant pour assu­rer la for­ma­tion d’homéo­pa­thie conjoin­te­ment avec les for­ma­teurs HSF-France qui étaient atten­dus ?

1995 : Ainsi, Gisèle se rendra en France encore une fois pour faire une magni­fi­que com­mu­ni­ca­tion sur le cas de son propre fils guéri d’une grave crise de palu pour lequel elle a refusé toute thé­ra­peu­ti­que allo­pa­thi­que, toute trans­fu­sion mais gar­dant seu­le­ment China et ferrum ; le taux d’hémo­glo­bine (qui tra­duit le degré d’anémie) est passé de 7gr à 14 gr en 15 jours. « Le cœur et la raison » était le thème du congrès homéo­pa­thi­que de Toulouse où fut faite cette pré­sen­ta­tion. Un tour de France des thé­ra­peu­tes homéo­pa­thes lui a permis d’appren­dre com­plè­te­ment la fabri­ca­tion du médi­ca­ment, et de se faire une idée per­son­nelle sur « ce qui lui parai­trait la meilleure pra­ti­que » pour le Bénin.

Il s’ensuit pour HSF un enchai­ne­ment de for­ma­tions à l’homéo­pa­thie en poin­tillés, car trou­ver des for­ma­teurs dis­po­ni­bles suf­fi­sam­ment long­temps pour par­ta­ger des consul­ta­tions dans le contexte du pays et assu­rer une for­ma­tion PRATIQUE mainte et mainte fois deman­dée ne fut pas tou­jours chose aisée ; par ailleurs Gisèle décou­vre aussi les obs­ta­cles exis­tant lorsqu’on se bat pour ce qui n’est pas reconnu et elle pense qu’il faut viser la reconnais­sance pour faire avan­cer l’homéo­pa­thie dans le pays.

En 1999 HSF-Bénin est créée : l’asso­cia­tion compte quel­ques for­ma­teurs dont Gisèle Kiti, sage-femme, que l’on retrou­vera bien­tôt ; les autres appre­nants, en fonc­tion de leur lieu de tra­vail, se dis­per­sent et se heur­tent à la dif­fi­culté d’une pra­ti­que pour laquelle le médi­ca­ment arti­sa­nal est de moins en moins bien vu dans le contexte poli­ti­que. HSF-Bénin a aussi un siège, au cœur de Sainte Rita quar­tier pauvre de Cotonou.

Le doc­teur Gisèle Egounléty est aussi for­te­ment impli­quée dans la créa­tion et le fonc­tion­ne­ment d’un hôpi­tal tra­di­tion­nel appli­quant la phy­to­thé­ra­pie afri­caine. Un nou­veau souf­fle année 2004, celle des 20 ans d’HSF fêtés au Zénith de Paris et qui a réuni plu­sieurs délé­gués des pays où HSF-France inter­vient.

Dès lors des trans­for­ma­tions appa­rais­sent, des pro­jets se conso­li­dent, les voici :

1) Une sage-femme for­ma­trice, Sylvie de Sygalony va assu­rer par une pré­sence pro­lon­gée cet ensei­gne­ment pra­ti­que sur le ter­rain, récla­mée depuis tou­jours pour une meilleure illus­tra­tion de la théo­rie, ce que ne per­met­tent pas des séjours trop courts et trop espa­cés. Deux cursus spé­ci­fi­ques aux sages-femmes se sont dérou­lés suc­ces­si­ve­ment, après mis­sion explo­ra­toire, ensei­gne­ment théo­ri­que bien struc­turé avec des fiches, la fabri­ca­tion du médi­ca­ment, d’une dilu­thè­que d’urgence en salle d’accou- che­ment, les can­di­da­tes ont satis­fait aux exa­mens et réa­lisé un mémoire ;

2) Création d’un 2me pôle d’ensei­gne­ment à Porto Novo la capi­tale admi­nis­tra­tive, sise à 30 km de Cotonou, attei­gna­ble par un route fort encom­brée, ensei­gne­ment débuté à l’hôpi­tal de cette ville, il se pour­suit actuel­le­ment dans d’excel­len­tes condi­tions grâce à l’hos­pi­ta­lité des doc­teurs Véronique et Lucien Dossou- Gbété qui met­tent à dis­po­si­tion les locaux de leur cli­ni­que tant pour la théo­rie que pour la pra­ti­que ; 11 mis­sions ont déjà été effec­tuées à Porto Novo, en paral­lèle avec celles de Cotonou.

L’ensei­gne­ment est mieux struc­turé depuis le tra­vail accom­pli et mis en place par mon­sieur Deguenon avec l’aide de la com­mis­sion « pro­gramme » (doc­teur Françoise Saint-Didier), avec la déci­sion de 2 mis­sions par an ; com­pre­nant obli­ga­toi­re­ment des consul­ta­tions péda­go­gi­ques pour les élèves.

Des FMC (for­ma­tions médi­ca­les conti­nues) fort appré­ciées pour le côté ensei­gne­ment pra­ti­que se met­tent en place régu­liè­re­ment, ouver­tes aux anciens et même à tous !

3) Un par­te­na­riat a été conclu entre HSF-Bénin et HSF-France établissant clai­re­ment les enga­ge­ments de chaque asso­cia­tion. Il est à signa­ler le renou­vel­le­ment du bureau d’HSF-Bénin avec nou­velle pré­si­dente depuis février 2010 : doc­teur Clothilde Agboton Capochichi, phar­ma­cienne.

4) L’Etude CHINA (recher­che) a été menée en 2004-2005 avec le concours des sages-femmes (spé­cia­le­ment Gisèle Kiti for­ma­trice) en par­te­na­riat avec l’Institut Boiron. Le res­pon­sa­ble doc­teur Fred Rérolle main­te­nant pré­si­dent d’HSF-France en parle ailleurs plus lon­gue­ment (p 12 à15)

5) Le centre ADO est un projet pilote de centre de santé, en plein quar­tier défa­vo­risé de Cotonou. Il a été mis en place de M. Déguenon infir­mier direc­teur du centre St Jean qui a failli pren­dre une retraite bien méri­tée .HSF-France s’impli­que dans ce projet pour le ver­sant for­ma­tion à l’homéo­pa­thie bien amor­cée déjà par Gisèle Kiti. Entièrement voulu et mis en place par des béni­nois, il a toutes ses chan­ces de réus­sir ce que nous lui sou­hai­tons cha­leu­reu­se­ment.

6) Des pour­par­lers sont en cours déjà depuis long­temps avec les uni­ver­si­tés du Bénin ; les chan­ces d’abou­tir ne sont pas encore évidentes mais ce n’est pas ce qui inté­resse le plus HSF-France qui tache de suivre sa charte et ses enga­ge­ments.

En conclu­sion : Engagez-vous à nos côtés, donnez de votre temps libre. HSF a beau­coup de deman­des qu’elle ne peut mal­heu­reu­se­ment pas satis­faire !

Savez vous ce que disent de nous nos amis afri­cains ?

« Nous sommes ceux qui ont des mon­tres, mais qui n’ont pas le temps »

Docteur Christine Arnoux

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